MIARAKA — Quoi de nouveau pour cet été ?


Il y a des pièces qu'on fabrique parce qu'on a trouvé le tissu parfait. Et il y a des pièces qu'on fabrique parce que le tissu t'a trouvé toi.

Le modèle Fetnat, c'est la deuxième catégorie.

Ce qui arrive dans l'atelier

Avant de parler de lui, un tour rapide de ce qui vient d'arriver sur le site : plusieurs nouvelles casquettes Miki Breton ont rejoint le catalogue. Bordeaux, léopard, bleu floral, rose... Des pièces uniques, fabriquées à la commande dans l'atelier à Montpellier, à partir de tissus récupérés. Rien de neuf, rien de gaspillé — c'est le principe de MIARAKA depuis le début.

Si tu veux voir ce qu'il y a de dispo maintenant, direction la collection Disponible maintenant.

Fetnat — le modèle qui porte un peu de Grande Île

Fetnat, c'est la contraction de fête nationale. Et c'est pas un hasard.

Le 26 juin 1960, Madagascar proclamait son indépendance au stade de Mahamasina à Antananarivo, devant plus de 100 000 personnes. Après 65 ans de colonisation française, après l'insurrection de 1947 et sa répression brutale, après des années de luttes et de négociations — ce jour-là, le drapeau malgache montait seul dans le ciel de Tana. C'est une date qui compte. Une date que les Malgaches portent dans la peau, comme un lamba un jour de cérémonie.

MIARAKA, ça vient du malgache aussi — ensemble. Ce n'est pas une marque qui fait semblant d'avoir des racines. Ces racines, elles sont là, dans chaque pièce.

La nappe qui brodait des scènes de vie

Pour ce modèle, j'ai utilisé une nappe traditionnelle malgache à personnages brodés à la main.

Ces nappes, c'est un artisanat emblématique de Madagascar — surtout de la région de Tananarive et de Nosy Bé. Les brodeuses malgaches sont réputées pour leur précision et leur minutie : elles travaillent point par point, à l'aiguille, pour représenter les scènes du quotidien malgache. Une pirogue sur l'eau. Des femmes sur le chemin des rizières. Des enfants qui jouent. Un pousse-pousse dans les rues de Tana. Chaque nappe raconte une histoire, et chaque histoire est unique parce que chaque point est posé à la main.

Ce genre de nappe, on en trouvait dans beaucoup de foyers en France — ramenées par des familles qui avaient des attaches avec l'île, des voyageurs, des collectionneurs. Et avec le temps, elles finissent au fond d'un tiroir, dans un vide-grenier, oubliées.

C'est là que je les récupère.

Plutôt que de les laisser disparaître, je les découpe, je les réassemble, je les transforme en casquette. Les personnages brodés se retrouvent sur la visière, sur les panneaux, là où on les voit. Le tissu reprend vie dans une autre forme, avec une autre fonction — mais les mains qui ont brodé ces motifs, elles sont toujours là, quelque part dans le tissu.

Une pièce, une histoire

Le Fetnat, c'est donc ça : un Miki Breton fait main à Montpellier, dans un tissu brodé à la main à Madagascar, qui rend hommage à une date qui compte pour toute une île.

C'est une pièce unique. Il n'y en aura pas deux pareilles — parce que la nappe est ce qu'elle est, et que je ne vais pas en racheter une identique. Quand c'est parti, c'est parti.

Si tu veux la porter avant la fête nationale malgache du 26 juin, t'as encore quelques jours.

→ Voir le modèle Fetnat sur miaraka.net


MIARAKA — fait main à Montpellier, tissus récupérés, zéro matière neuve.
Atelier : 6 rue Subleyras, 34000 Montpellier
Contact : miarakacontact@gmail.com